Agnès

Age : 54 ans

Formation : Ingénieur Ecole Centrale de Paris

Fonction : Ingénieure de recherche

Ancienneté à l’Onera : 30 ans

Projet actuel : Le projet Remanta. Ce projet consiste à créer un microdrone à ailes battantes, inspiré du vol des libellules, pour des applications en sécurité civile (surveillance des zones difficiles d’accès) et militaires (aide au fantassin en zone urbaine). Il s’annonce très prometteur car discret, agile et présentant de grandes capacités en vol. Ce projet réunit plusieurs métiers et disciplines tels que l’aérodynamique, les matériaux, l’optique, l’informatique, l’énergétique, le traitement de l’information...

> En savoir plus sur le projet Remanta

Interview

> En quoi est-ce important pour vous d’être ingénieure de recherche dans le domaine aéronautique ou spatial ?

L’aérospatial pour moi correspond à un rêve de voyage dans l’espace, de nouvelles planètes à découvrir... Au quotidien, tout est beaucoup plus prosaïque. Mais c’est un domaine où l’on rencontre les rêves les plus fous !

> Quelles sont selon vous les aptitudes indispensables pour être ingénieure de recherche à l’Onera ?

La curiosité, l’obstination. Mais aussi l’humilité, la faculté de se remettre en cause et d’accepter ses erreurs.

> Qu’est-ce que votre métier vous apporte d’un point de vue personnel ?

J’aime faire quelque chose qui me plaît. Avoir un métier dans lequel je me réalise vraiment. J’apprécie de me sentir utile, même si chacun n’apporte qu’une petite contribution à l’avancée de la recherche.

> Pouvez-vous nous parler du projet, de l’étude ou de la réalisation dont vous êtes la plus fière ? Pourquoi ?

Je n’ai pas participé directement à une réalisation complète, c’est-à-dire comprenant un vol. En revanche, j’ai apprécié d’avoir résolu localement des « problèmes » : problèmes de compréhension de ce qui se passe, problèmes de mauvais fonctionnement. J’apprécie le moment où l’on entrevoit une solution nouvelle, ou encore les moments où une équipe soudée avance ensemble pour venir à bout de difficultés scientifiques et techniques.

> Comment imaginez-vous le futur de votre domaine de recherche ?

Difficile d’imaginer le futur sans inquiétude... J’appréhende des problèmes de financement, concernant la recherche non immédiatement valorisable. J’aimerais que les décideurs parviennent à voir plus loin, à se projeter dans l’avenir.